Le Comité Para ASBL : notre histoire, à travers la fête du cinquantenaire du Comité à la "Maison Erasme" de Bruxelles, le 4 mai 1999

Compte-rendu du déroulement de la fête

On ne pouvait passer sous silence la date du 4 juin 1999 sans évoquer la parution cinquante ans plus tôt dans les Annexes du Moniteur Belge, des statuts d'ASBL de notre comité.

Dès le début de l'année 1997 son Conseil d'Administration s'est mis à l'oeuvre pour réaliser un ouvrage destiné à marquer cet événement et relatant les grands traits de son histoire ainsi que les événements qui bien avant 1949 ont précédé ses activités sceptiques. Cet ouvrage est une occasion pour développer les problèmes que le comité a été amené à traiter mais aussi pour présenter sa position concernant une série de sujets auxquels, sans y avoir apporté sa participation active, il s'est néanmoins intéressé. L'ouvrage a été édité sous le titre :

LA SCIENCE FACE AU DEFI DU PARANORMAL

Il a été présenté lors d'une manifestation organisée à la Maison d'Erasme à Anderlecht (Bruxelles) le 4 mai 1999 de 11h à 15 h.

Une cinquantaine de personnes ont assisté à cette séance parmi lesquels un représentant de Mme Laurette Onkelinckx, Ministre-Présidente de la communauté française de Belgique, le professeur P. Pâquet, Directeur de l'Observatoire Royal de Belgique, le professeur J. Henrard, Président du comité national belge d'astronomie, une quinzaine de scientifiques bien connus dénonçant la croyance dans le paranormal parmi lesquels deux représentants du comité flamand Skepp, le professeur W. Betz et Monsieur Tim Trachet, ainsi qu'environ trente-cinq membres du comité.

Après une courte introduction du Président Dommanget décrivant l'évolution de la pensée sceptique en Belgique depuis les années trente et l'histoire du comité PARA, le président d'honneur, le professeur émérite Paul M.G. LEVY s'est adressé à l'assistance pour rappeler que l'humanisme d'Erasme n'est pas mort et se poursuit heureusement grâce à des groupes comme le présent comité.

Ensuite, un débat traitant de la situation des croyances paranormales en Belgique a été animé pendant plus d'une heure par M. Paul Danblon, journaliste bien connu de la radio et de la télévision depuis la fin des années 50. Cette discussion devrait être le point de départ d'une meilleure coordination des réactions dans la communauté belge de langue française contre cette situation. Certains des participants ont montré de l'intérêt à organiser prochainement une table ronde afin d'examiner la possibilité d'une meilleure coordination des activités sceptiques contre la diffusion d'informations inconsistantes et de publicités paranormales.

Parmi les commentaires nombreux et détaillés, il fut proposé d'introduire des notions de réflexion et d'évaluations critiques (statistiques élémentaires?) dans l'enseignement secondaire.

La discussion s'est prolongée jusqu'à 15 h, au cours d'une collation accompagnée d'un vin d'honneur servie dans le jardin du magnifique musée d'Erasme.
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Le discours du Président Jean DOMMANGET (1924-2014)

La célébration du Cinquantième anniversaire du Comité Belge pour l'Investigation Scientifique des Phénomènes réputés Paranormaux ne pouvait avoir lieu sans la présence d'une assemblée intéressée par l'action qu'il a menée au cours de ce demi-siècle. Aussi en envoyant nos invitations, étions-nous quelque peu inquiets de connaître l'accueil qui leur serait fait. Heureusement votre assistance répond parfaitement à nos espoirs. C'est pourquoi, au nom du Conseil d'Administration du Comité, je vous remercie tous vivement d'être ici présents aujourd'hui.

Comme la plupart d'entre vous ne connaissaient pas le Comité, ni dès lors son activité, un petit mot d'information a été joint à la lettre d'invitation que nous vous avons adressée.

Mais, c'est dans l'ouvrage

LA SCIENCE FACE AU DEFI DU PARANORMAL

édité chez QUORUM - que nous vous offrons - que vous trouverez tous les détails non seulement sur l'histoire du Comité et sur ses activités mais aussi sur les origines du mouvement sceptique en Belgique. Cet ouvrage est aussi l'occasion de traiter quelques croyances relevant du paranormal auxquelles le Comité s'est intéressé et d'exposer quelques expériences qu'il a menées. Celui-ci ne prétend donc pas être un ouvrage sur le paranormal car il ne couvre pas tous les aspects de ce phénomène social, mais se propose comme ouvrage de réflexion sur ce dernier.

Vu donc que vous n'avez pas encore pu prendre connaissance de son contenu, je crois utile de rappeler très brièvement ce que l'on pourrait appeler le profil du Comité en vue peut-être de mieux introduire le "débat / échange de vues" que nous souhaiterions voir se développer ensuite sur:

L'ATTITUDE À ADOPTER DEVANT LA MONTÉE DE L'IRRATIONNEL

échange de vues qui sera animé par Monsieur Paul DANBLON que je ne me permettrais pas de présenter vu qu'il est bien connu de tous, surtout dans les divers milieux qui nous concernent aujourd'hui. Permettez-moi toutefois de le remercier dès maintenant d'avoir bien voulu accepter cette tâche avec enthousiasme.

Bien que prenant son essor officiel en 1949, par la création du Comité, le mouvement sceptique se développa en Belgique bien plus tôt dans les années trente grâce à l'inlassable activité du Prof. A.BESSEMANS, Dr en médecine et ancien recteur de l'Université de Gand qui s'opposa par tous les moyens, à la diffusion des croyances dans le paranormal, particulièrement dans son domaine professionnel.

Ce fut une action encore timide, mais bientôt, après guerre avec d'autres personnalités du monde scientifique belge, il y eut convergence vers la constitution d'un groupe dont firent partie entre autres le Dr. A.HOUGARDY, médecin légiste et chef de service au Ministère de la Santé Publique, le Prof. ém. Paul M.G. LEVY, Conseiller au Rapatriement, qui avait eu le pénible et triste privilège de vivre activement le problème de la recherche des disparus de la guerre, R.H. DEGUENT, Directeur de l'École de criminologie, S. AREND, Astronome, Chef de Service à l'Observatoire Royal de Belgique et de bien d'autres. Le professeur LEVY, Président d'Honneur de notre Comité ici présent et que je salue, raconte d'ailleurs dans notre ouvrage, comment pour faire pièce aux prétendus pouvoirs des charlatans, voyants et astrologues se proposant d'aider (ou plutôt d'exploiter) les familles, il organisa une campagne de déstabilisation de ce milieu.

Ce groupe, créé en ASBL le 4 juin 1949, prit pour devise:

NE RIEN NIER A PRIORI, NE RIEN AFFIRMER SANS PREUVES

C'étaient donc de vrais humanistes car une telle devise ne pouvait être celle de sectaires mais bien de personnes ouvertes à la discussion loyale. Il ne vous étonnera pas dès lors que nous ayons choisi la Maison d'Erasme pour célébrer le cinquantième anniversaire de sa fondation. Cette période d'après-guerre fut une sorte de sursaut, une sorte de réaction à la situation dramatique que nous avions connue au cours des tristes années que l'on venait de vivre. Elle fut l'expression du désir de créer de nouvelles choses, de nouvelles tendances, l'expression d'un renouveau de la société. Lorsque l'on comprime un ressort au-delà de toute limite raisonnable, on doit s'attendre au moment de relâcher la pression, à une détente également hors de proportions.

Aussi tout le monde voulait apporter sa pierre à l'édification d'un monde juste et d'une société conviviale et active. Cette période d'immédiat après-guerre a ainsi connu le développement de nombreuses initiatives dans tous les domaines. On remarque d'ailleurs depuis quelques mois que l'on célèbre de nombreux "cinquantièmes anniversaires" dans notre pays.

J'en veux seulement pour exemples, cités pêle-mêle - et pardonnez-moi, de le faire de manière assez hétéroclite - en l'absence donc de tous liens éventuels entre eux si ce n'est qu'ils eurent en commun, le creuset de cet engouement que la guerre avait fait naître pour la création de choses nouvelles:

les 24 heures de Francorchamps les 4-5 juillet 1947
la Déclaration Universelle des droits de l'Homme en 1948
la loi accordant le droit de vote aux femmes le 26 juillet 1948
la naissance de la "deux-chevaux"
la revue Paris-Match
la Convention de Genève sur la circulation automobile et l'instauration de la priorité à droite généralisée,
l'Union Internationale pour la conservation de la nature en novembre 1948
les Villages d'Enfants SOS Belgique, créé par Hermann GMEINER en 1949
la création du Conseil de l'Europe à Londres en 1949
l'adoption de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à Rome en 1950
le Scrabble
l'OTAN dont on fête l'anniversaire aujourd'hui même par une réunion au siège de l'institution, dans un contexte international malheureusement dramatique
les midis de la poésie
et pourquoi ne pas citer aussi d'autres réalisations dans un domaine quelque peu frivole tels que:

le LIDO.

Un mouvement semblable s'observa après la première guerre mondiale au sujet duquel je ne citerai qu'un exemple mais de taille: la création en 1919 des diverses Unions Scientifiques Internationales.

Même le mystérieux s'en mêla avec les apparitions à Banneux en janvier et à Beauraing en avril 1949 et malheureusement aussi le retour en force des croyances dans le paranormal.

Or, la période était difficile, en particulier du point de vue des séquelles de la guerre dont les plus importantes résidaient dans la recherche des disparus. C'est dans cette ambiance que naquit le Comité. Il joua alors un rôle important pour dénoncer les pratiques charlatanesques des voyants extorquant de l'argent aux familles éplorées sans leur rendre le service qu'elles attendaient d'eux.

Il fut amené ensuite à se lancer dans une continuelle dénonciation du paranormal par des expériences de toutes natures et de longue haleine: des expériences de localisation sur plan par radiesthésie ou voyance, l'Effet Mars, le Signal du Sourcier, la participation à des émissions de télévision, (notre ami Paul DANBLON s'en souviendra), la collaboration avec des professeurs de morale de l'enseignement secondaire, les réactions devant les informations farfelues parues dans la presse ou à la télévision, les réactions aussi auprès d'autorités diverses (commission Verwilghem, Gendarmerie) devant l'usage (à nouveau) de voyants et radiesthésistes pour la recherche des enfants disparus, etc. Et tout cela avec des moyens pourtant modestes.

Il ne faudrait pas s'étonner que les événements dramatiques dont les échos nous parviennent depuis plus d'un mois des Balkans, seront l'occasion pour les voyants de tout acabit de relever la tête pour tenter de faire prospérer leurs pratiques et ajouter à la détresse de ceux qui souffrent, l'exploitation de leurs moyens financiers.

Il faudra donc être très vigilant pour que ne se reproduise ce que l'on connut dans l'immédiat après-guerre et même tout récemment avec les nombreuses disparitions d'enfants.

Aujourd'hui, nous sommes toujours prêts à organiser ou à participer à des expériences intéressantes pour vérifier les prétentions des adeptes des sciences occultes. Nous n'avons pas oublié ce que répétaient plusieurs membres - fondateurs du Comité à la fin de chacune des 13 conférences qu'ils firent aux micros de l'INR et de la NIR en 1953:

Qu'on nous soumette donc des faits précis ou un programme d'expériences simples et se prêtant à répétition, les uns et les autres parfaitement contrôlables; nous nous engageons à publier, quels qu'ils puissent être, les résultats de notre examen.

Toutefois nous ne sommes pas prêts non plus à répéter des expériences mille fois refaites dans le monde entier sans rien prouver.

Avant d'aller plus loin, je voudrais saluer ici la présence de deux personnalités belges représentants le Comité frère néerlandophone SKEPP dont la création remonte à 1990 mais dont les racines plongent plus loin dans le passé, montrant que la réaction à la montée de l'irrationnel s'est développée dans les deux communautés linguistiques sans doute avec des moyens et des conceptions parfois différentes, mais tout aussi efficaces. Nous saluons entre autre l'action du professeur W.BETZ dans son combat contre la reconnaissance de certaines médecines parallèles comme le voulait le Ministre M.COLLA. Nous avons d'ailleurs oeuvré dans ce sens en adressant au ministre une lettre ouverte qui a fait l'objet d'une publication dans certains journaux.

Malheureusement, la loi vient d'être votée dans la hâte. Je noterai cependant ce commentaire de Philippe MAHOUX (P.S.): La reconnaissance n'attribue pas un label scientifique à ces pratiques. Ce n'est d'ailleurs pas au politique de vérifier l'efficacité tant des médecines parallèles que de la médecine traditionnelle. Mais alors pourquoi avoir voté cette loi contre l'avis des médecins? A quand donc la reconnaissance de l'astrologie, de la radiesthésie, de la voyance et pourquoi pas de l'incroyable numérologie?

La manifestation de ce jour aurait pu comporter une série d'exposés sur le paranormal et la sociologie du phénomène. Mais nous avons pensé qu'une journée d'étude de ce genre - bien que parfaitement intéressante en soi et que l'on pourrait organiser à d'autres occasions à condition de disposer des moyens adéquats - ne fait pas progresser substantiellement notre défense de la science. A quoi cela sert-il en effet de vouloir convaincre une assistance déjà majoritairement convaincue par des exposés qui ne touchent pas le grand public? Par contre un débat sur les actions à mener pour défendre les conceptions scientifiques devant le paranormal nous a paru plus utile à condition qu'il débouche sur quelque chose de concret.

C'est pourquoi cette manifestation ne doit pas être une fin en soi et l'expression d'un certain nombrilisme. Elle doit au contraire être un regard sur le passé pour organiser l'avenir.

Elle devrait être l'occasion de nous pencher sur la situation présente de

la Science face au défi du paranormal

et de mieux nous organiser pour la défendre.

Ce qui nous semble manquer surtout actuellement est une information saine et organisée plus particulièrement en direction de la jeunesse dont les croyances dans le paranormal sont effarantes. Il est décevant, par exemple - comme nous venons encore de le vivre tout récemment - après avoir passé une heure et demie avec une vingtaine d'élèves attentifs à nos démonstrations sur les incohérences des prévisions de Nostradamus - lors d'un cours de morale auquel nous étions conviés - de constater qu'au cours d'une émission de télévision quelques jours plus tard, un prétendu spécialiste de la question vient affirmer devant des centaines de milliers de téléspectateurs - sans démonstration évidemment - tout juste le contraire sans que l'on puisse réagir.

Comment dès lors avoir le poids nécessaire pour informer les jeunes et les prémunir de croyances ancestrales?

Aussi c'est dans cet esprit que nous espérons voir se développer nos échanges de vues sous la houlette de M. Paul DANBLON que je remercie encore non seulement de nous avoir rejoint, mais surtout d'avoir accepté avec un réel enthousiasme notre invitation à remplir ce rôle.

Mais avant cela, permettez-moi de passer la parole à notre Président d'Honneur M. le Professeur émérite Paul M.G.LEVY dernier membre fondateur en vie du Comité, que je ne vous ferai pas l'injure de présenter non plus, vu sa renommée nationale et internationale.
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Allocution du Président d'Honneur du Comité, M. le Prof. M.G. LEVY (1910-2002)

Ceux qui vous ont associés à cette rencontre amicale dans la Villa du Cygne où le chanoine Pierre WYCHMANS accueillit jadis ERASME sont des obsédés! Des obsédés de vérité!

Lorsque, voici cinquante ans le recteur BESSEMANS et le docteur HOUGARDY m'associèrent à leur entreprise, j'étais un modeste statisticien, un apprenti sociologue mais, comme eux, je ressentais d'impérieuses contraintes morales. Nous sortions en effet de la guerre et nous étions vainqueurs. Mais on ne célèbre pas de victoire sans pleurer des morts. Le correspondant de guerre que j'étais aussi, était obsédé par le problème des disparus... J'assurais à la radio la chronique dominicale du rapatriement. Il y avait de terribles vides parmi ceux que nous recherchions en Europe Centrale. Les nazis avaient consciencieusement accompli leur tâche. NACHT UND NEBEL, NUIT ET BROUILLARD: les disparus étaient nombreux.

Or, comme le recteur BESSEMANS et le docteur HOUGARDY l'avaient constaté dans le domaine de la médecine, des devins, des radiesthésistes, des cartomanciens se conféraient des pouvoirs surnaturels et se faisaient forts de résoudre le problème des disparitions en rassurant les familles, en précisant si leurs parents avaient disparu à jamais ou si des espoirs existaient encore de les retrouver vivants et où ils se trouvent. Parmi ces prétendus clairvoyants, il y avait beaucoup de désintéressés mais il y avait aussi des profiteurs de l'angoisse... Mais combien étaient-ils et comment les dénoncer?

C'est pourquoi, je fis appel à mon ami le professeur Guillaume JACQUEMYNS de l'Université Libre de Bruxelles, directeur de l'Institut d'information sociale et économique. Il était le spécialiste des sondages - et l'un des premiers en Europe. Il avait pris contact avec Gallup aux États-Unis. Il lui avait conté comment en automne 1940, le SS Hans FRANK de la Gestapo m'avait interrogé à la prison de Saint-Gilles au sujet des sondages d'opinion publique. La matière semblait entièrement nouvelle pour le policier nazi.

Dix ans avaient passé et je proposai donc au professeur JACQUEMYNS une enquête par sondage pour mesurer la confiance que le public accordait aux recherches des radiesthésistes. L'enquête eut lieu. Elle fut publiée. Nous fûmes effarés!

Questions:

Croyez-vous que certaines personnes, grâce à des sensibilités spéciales, peuvent découvrir si des absents sont morts ou vivants?
Si vous avez eu recours à ces personnes vous a-t-il été possible de confronter leurs indications avec la réalité ?

De 40 à 50% des interviewés croyaient à ces possibilités paranormales, les hommes étant plus crédules que les femmes; 15 à 18 % croyaient que la mort et la vie pouvaient être décelées à distance. Il en était de même pour la localisation des absents. On découvrait aussi un important manque de confiance dans ces localisations. Malgré cela les recours aux charlatans restaient fréquents...

Certains radiesthésistes prétendirent avoir de nombreux résultats positifs. Je leur formulai un défi: le Bureau International de Recherches des Disparus créé à Genève puis transféré à Arolsen (République Fédérale d'Allemagne) traitait des demandes pour plusieurs millions de disparus. Je promettais de faire engager à vie ceux qui prouveraient la qualité de leurs travaux. Ce fut la débandade, ce fut l'échec...

Il fallait donc préserver les familles des disparus de faux espoirs et de nouvelles angoisses basées sur des chimères. Il fallait faire stopper l'exploitation de ces espoirs. Notre Comité pour l'Investigation scientifique des phénomènes réputés paranormaux récemment constitué se devait d'agir. Il fallait trouver le chemin de la vérité - obsédés que nous en étions - comme ERASME il y a plus de cinq siècles. Dans la toute dernière lettre qu'il écrivit de Bâle le 28 juin 1536 à son ami GOCLENIUS du Collège des Trois Langues de l'Université de Louvain, il conclut: Ah! si le Brabant n'était pas si loin!

Or, pour lui, le Brabant c'était ici. C'était Anderlecht. La prodigieuse campagne qu'il avait appréciée physiquement et moralement. Il s'éteignit quelques jours plus tard, dans la nuit du 11 au 12 juillet 1536.

Mais alors que cette belle campagne n'est plus... il s'y trouve toujours des obsédés de la vérité décidés à défendre cet humanisme que Erasme sut faire rayonner par son appétit d'authenticité et son horreur des superstitions.

Nous voulons être parmi ces obsédés.
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Les Nouvelles Brèves 65

Sommaire :
  • Le mot du Président - L'an 2000 et ses avatars
  • Le cinquantième anniversaire du Comité
  • Les médecines alternatives
  • Une autre voyante se désiste
  • Robert-Houdin et Houdini
  • L'énigme du Titanic expliquée
  • Paco Rabanne, l'illuminé
  • Les médias font le jeu du paranormal
  • Nous avons lu
Science, non-science et fausse science, Henry-Géry Hers (édité chez L'HARMATTAN)
  • Manifestations publiques - Conférences


Copyright © 2011. Comité Para ASBL
lundi 5 juin 2017 
Auteur : Comité Para / O. Mandler
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